Mis à jour : juillet 2026
L’essentiel en 30 secondes
En Suisse, vous pouvez démissionner oralement — sauf si votre contrat exige un écrit — et sans motiver votre décision. Un écrit reste recommandé. Le préavis est le même qu’en cas de licenciement : 1 à 3 mois selon l’ancienneté, il court dès réception de votre lettre et se termine pour la fin d’un mois.
La forme de la démission
Votre contrat peut prévoir la nécessité d’un écrit. À défaut, la démission peut être présentée oralement — l’écrit restant recommandé en cas de litige, notamment sur la date. La lettre de démission comprend :
- Les indications correctes (nom, adresse) de l’employé et de l’employeur — adressée au service du personnel ou au supérieur direct ;
- La date du contrat de travail à résilier ;
- La date de fin des rapports de travail ;
- La signature et la date du jour de la démission.
Le préavis de démission
Le délai court à partir de la réception de la lettre par l’employeur et se termine toujours — sauf accord écrit — pour la fin d’un mois. Exemple : avec un mois de préavis, une lettre reçue le 15 mars met fin au contrat le 30 avril. Sans disposition particulière du contrat ou de la CCT, les délais sont les mêmes qu’en cas de licenciement :
| Ancienneté | Délai de préavis |
|---|---|
| Première année de service | 1 mois |
| De la 2e à la 9e année | 2 mois |
| Dès la 10e année | 3 mois |
Art. 335c CO — le préavis court dès réception du courrier et se termine pour la fin d’un mois (sauf accord écrit contraire). Dérogation possible par accord écrit, CTT ou CCT ; un délai inférieur à un mois n’est possible que par CCT, pour la première année de service.
Questions fréquentes
Puis-je démissionner oralement en Suisse ?
Oui, sauf si votre contrat exige la forme écrite. L’écrit est néanmoins recommandé pour prouver la date de notification.
Quel préavis en cas de démission ?
Le même qu’en cas de licenciement : 1 mois la première année, 2 mois de la 2e à la 9e, 3 mois dès la 10e — pour la fin d’un mois, dès réception de la lettre.
Aurai-je droit au chômage après ma démission ?
En principe non : la perte d’emploi n’est pas involontaire. Renseignez-vous auprès de France Travail avant de démissionner.
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