Vous résidez en France, dans le Grand Est, et vous envisagez une mission d’intérim en Belgique ? Le travail intérimaire belge est strictement encadré par la loi du 24 juillet 1987 et fonctionne différemment de l’intérim français. Cette rubrique vous explique vos droits, étape par étape.
Une relation triangulaire
- l’agence d’intérim (« entreprise de travail intérimaire ») : votre employeur juridique, qui vous paie et vous déclare à la sécurité sociale belge ;
- l’utilisateur : l’entreprise dans laquelle vous effectuez votre mission et qui vous donne les instructions de travail ;
- vous, l’intérimaire : vous signez votre contrat de travail avec l’agence, jamais avec l’utilisateur.
Les spécificités belges à connaître
📋 Des motifs de recours définis par la loi
L’intérim n’est autorisé que pour : remplacement d’un travailleur permanent, surcroît temporaire de travail, travail exceptionnel, insertion en vue d’un engagement permanent, prestations artistiques et trajets régionaux de mise au travail.
📅 Des contrats souvent très courts
Contrats journaliers ou hebdomadaires successifs, renouvelés de semaine en semaine, même pour des missions longues. Sauf accord contraire, les 3 premiers jours travaillés constituent une période d’essai.
Autre différence avec la France : pas de prime de précarité de 10 %. L’intérimaire perçoit en revanche un pécule de vacances et une prime de fin d’année propres au secteur.
🇪🇺 À noter
Citoyen de l’Union européenne, vous n’avez pas besoin de permis de travail pour travailler en Belgique. En revanche, vous devez passer par une agence d’intérim agréée par la région où elle exerce (Wallonie, Flandre ou Bruxelles-Capitale).