Mis à jour : juillet 2026
L’essentiel en 30 secondes
Le contrat peut être résilié sans préavis uniquement pour de justes motifs : des manquements qui rendent impossible la poursuite du contrat. Manquement grave (délit, activité concurrente, violences…) : résiliation immédiate. Manquement moins grave (retards répétés…) : un avertissement préalable est nécessaire. Sans juste motif, la résiliation immédiate se paie : dommages-intérêts d’un côté, ¼ de salaire mensuel de l’autre.
Manquements graves : résiliation directe
La résiliation est immédiate, sans avertissement, notamment en cas de : délits commis sur le lieu de travail, refus répété ou général de travailler, exercice d’une activité concurrente, divulgation de secrets d’affaires, acceptation de pots-de-vin, voies de fait ou offenses envers les supérieurs ou collègues.
Manquements moins graves : après avertissement
La résiliation immédiate n’est possible qu’après un avertissement resté sans effet : arrivées tardives répétées, absence isolée sans raison valable, utilisation excessive du téléphone ou d’internet, non-respect de directives…
Et sans juste motif ?
Du côté employeur
Résiliation immédiate sans juste motif = congédiement injustifié : le salarié a droit à des dommages-intérêts et, le cas échéant, à des indemnités supplémentaires. Aucune réintégration n’est toutefois imposée.
Du côté salarié
Abandon de poste ou absence au premier jour sans justificatif : le rapport de travail est dissous et le salarié doit à l’employeur le quart de son salaire mensuel, plus une éventuelle indemnité en cas de dommage supplémentaire.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un juste motif de résiliation immédiate ?
Un manquement si grave qu’il ne permet plus la poursuite du contrat : délit au travail, concurrence, divulgation de secrets, violences… Les manquements moins graves exigent un avertissement préalable.
Que risque l’employeur en cas de licenciement immédiat injustifié ?
Des dommages-intérêts envers le salarié, et d’éventuelles indemnités supplémentaires — mais pas d’obligation de réintégration.
Que risque le salarié qui abandonne son poste ?
Il doit à l’employeur le quart de son salaire mensuel, plus réparation d’un éventuel dommage supplémentaire (art. 337d CO).
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