Vous résidez dans le Grand Est et vous souhaitez faire de l’intérim en Allemagne ? Le travail intérimaire allemand, appelé Zeitarbeit ou Arbeitnehmerüberlassung (mise à disposition de salariés), obéit à des règles différentes de l’intérim français. Cette rubrique vous guide pas à pas.
Une relation de travail triangulaire
Comme en France, l’intérim allemand repose sur une relation triangulaire : vous signez un contrat de travail avec une agence d’intérim (Verleiher, le prêteur), qui vous met à disposition d’une entreprise utilisatrice (Entleiher, l’emprunteur). Votre employeur est l’agence : c’est elle qui vous verse votre salaire et déclare vos cotisations.
L’ensemble est encadré par une loi spécifique, l’Arbeitnehmerüberlassungsgesetz (AÜG), qui protège l’intérimaire : licence obligatoire pour les agences, égalité de traitement avec les permanents, durée maximale de mission.
🇩🇪 La grande différence avec la France : un contrat souvent à durée indéterminée
En Allemagne, l’intérimaire n’enchaîne pas des « contrats de mission ». Il est le plus souvent embauché par l’agence en CDI (unbefristeter Arbeitsvertrag). Le contrat ne s’arrête pas à la fin d’une mission : entre deux missions, vous restez salarié de l’agence et votre salaire continue d’être versé.
🌍 À noter — frontaliers
Vous cotisez à la sécurité sociale allemande, mais vous conservez des droits en France : soins des deux côtés de la frontière et, en cas de chômage complet, indemnisation par France Travail. Selon votre lieu de résidence et vos lieux de mission, vos salaires peuvent être imposés en France (statut de frontalier fiscal) ou en Allemagne.