Frontaliers Grand Est · Centre de ressources du travail frontalier
Dites-nous où vous voulez travailler.
On vous ouvre les bonnes portes.
Cinq pays, cinq marchés du travail, cinq façons de candidater. Choisissez votre destination : nos juristes ont préparé le terrain.
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L’essentiel en 30 secondes
Trouver un emploi de l’autre côté de la frontière
- Un bassin d’emploi parmi les plus dynamiques d’Europe. Devenir travailleur frontalier, c’est accéder au marché du travail du Luxembourg, de l’Allemagne, de la Belgique ou de la Suisse — sans déménager.
- Mais des règles du jeu différentes. Démarches de candidature, équivalence des diplômes, langues exigées, contrats d’intérim, droits au chômage : chaque pays a ses codes. C’est tout l’objet de cette page.
- CDI, CDD, intérim, alternance — jeune diplômé ou en reconversion, nos juristes et conseillers EURES répondent gratuitement à vos questions sur le droit du travail, la sécurité sociale et la fiscalité des frontaliers.
- Vous perdez un emploi frontalier ? C’est l’assurance chômage de votre pays de résidence qui vous indemnise, sur la base de votre salaire étranger. Le formulaire U1 fait le lien entre les deux pays.
Ce qui recrute, pays par pays
- Luxembourg
- Salaires élevés et environnement multiculturel : finance, informatique, logistique, santé, construction.
- Allemagne
- De nombreux débouchés industriels et techniques, et une forte culture de l’apprentissage.
- Belgique
- Un marché frontalier actif entre Wallonie, Bruxelles et Flandre, avec trois services publics de l’emploi.
- Suisse
- Des rémunérations parmi les plus hautes d’Europe, sous permis G, dans les cantons frontaliers.
- Grand Est
- La région recrute dans la santé, l’industrie de pointe, la filière hydrogène et l’hôtellerie-restauration.
Frontaliers Grand Est, centre de ressources EURES de la Grande Région, vous accompagne gratuitement à chaque étape de votre projet professionnel transfrontalier. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez nos offres d’emploi frontalier et inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle.
Les cinq destinations
Chaque pays a ses propres codes
Ce qui marche au Luxembourg ne marche pas en Allemagne. On vous explique où ça change.
- Le plus grand bassin frontalier Emploi au Luxembourg Où chercher, comment candidater, quels secteurs recrutent au Grand-Duché. Explorer
- Sarre · Rhénanie-Palatinat · Bade-Wurtemberg Emploi en Allemagne La candidature à l’allemande, l’apprentissage, la reconversion : d’autres codes. Explorer
- Wallonie · Bruxelles · Flandre Emploi en Belgique Trois services de l’emploi, deux langues, un marché à géométrie variable. Explorer
- Permis G · salaires élevés Emploi en Suisse Le dossier de candidature suisse, les cantons frontaliers, les démarches. Explorer
- Vous résidez à l’étranger Emploi en France Viser le Grand Est depuis le Luxembourg, la Belgique, l’Allemagne ou la Suisse. Explorer
La voie rapide
L’intérim, la porte d’entrée la plus rapide vers l’emploi frontalier
Une mission d’intérim, c’est souvent le premier pied dans l’entreprise — et un CDI derrière. Les règles changent d’un pays à l’autre : contrats, agences agréées, durées maximales.
Entre deux emplois
Vos droits vous suivent
Avoir travaillé à l’étranger ne vous fait rien perdre. Les quatre bonnes nouvelles que peu de gens connaissent.
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Votre salaire frontalier compte
L’allocation est calculée sur le salaire réellement perçu à l’étranger. Un salaire luxembourgeois n’est pas ramené à un équivalent français.
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Un seul interlocuteur
En chômage complet, c’est la France, votre pays de résidence, qui vous indemnise. Pas de dossier à monter dans deux pays à la fois.
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Vos années à l’étranger sont reconnues
Le document U1, délivré par l’organisme chômage du pays où vous travailliez, prouve toutes vos périodes d’assurance.
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Vous pouvez chercher des deux côtés
Rien ne vous empêche de rester inscrit, à titre complémentaire, au service de l’emploi du pays où vous travailliez. Deux marchés, un seul dossier.
Règlement (CE) n° 883/2004, art. 62 & 65 Les cas particuliers →
Chaîne EURES Grande Région
Les offres d’emploi en vidéo
Les employeurs de la Grande Région présentent leurs postes face caméra. Nouvelles vidéos ajoutées régulièrement.
Sept réponses sourcées
Les questions qu’on nous pose
Réponse courte ici, source officielle à chaque fois.
J’ai perdu mon emploi au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique ou en Suisse : quel pays m’indemnise ?
Si vous êtes en chômage complet et que vous résidiez en France pendant votre activité frontalière, c’est la France qui vous verse les allocations, comme si vous y aviez exercé votre dernier emploi. Deux conditions : ne percevoir aucune allocation du pays de votre dernière activité, et vous inscrire comme demandeur d’emploi auprès de France Travail.
Art. 65 §2 du règlement (CE) n° 883/2004 — France Travail, Cleiss
Mon allocation sera-t-elle calculée sur mon salaire frontalier ?
Oui. L’organisme de votre pays de résidence prend en compte le salaire que vous avez réellement perçu dans votre dernier pays d’emploi. Un salaire luxembourgeois, allemand, belge ou suisse n’est donc pas ramené à un équivalent français. Les éléments de calcul sont transmis directement par l’organisme du pays où vous travailliez.
Art. 62 §3 du règlement (CE) n° 883/2004 et art. 54 §2 du règlement (CE) n° 987/2009 — Cleiss
Qu’est-ce que le document U1 et où le demander ?
Le document portable U1 (ex-formulaire E 301) récapitule vos périodes d’assurance ou d’emploi accomplies dans un autre État. Il est délivré par l’organisme chômage du pays où vous avez travaillé et permet à votre nouveau pays de les prendre en compte.
- Luxembourg : l’ADEM, via son formulaire « Certificat de travail pour U1 »
- Allemagne : la Bundesagentur für Arbeit (votre Agentur für Arbeit)
- Belgique : l’ONEM / RVA (procédure ONEM)
- Suisse : une caisse de chômage — et non l’office cantonal. Si vous n’avez jamais résidé en Suisse, adressez-vous à une caisse active dans le lieu d’activité de votre dernier employeur (SECO / arbeit.swiss)
Si c’est en France que vous avez travaillé et que vous demandez le chômage ailleurs, la demande se fait en ligne auprès de France Travail sur Démarches Simplifiées. Le Cleiss ne délivre jamais ce document.
Puis-je aussi m’inscrire au service de l’emploi du pays où je travaillais ?
Oui, à titre complémentaire. Vous pouvez rester à la disposition du service de l’emploi du pays de votre dernière activité (ADEM, Bundesagentur für Arbeit, Forem, Actiris, VDAB, ORP…) tout en étant indemnisé par la France.
Attention à la hiérarchie : vos obligations de recherche d’emploi dans le pays qui vous verse les allocations sont prioritaires. En revanche, ne pas respecter les obligations du pays qui ne vous indemnise pas n’a aucune incidence sur le versement de votre allocation.
Art. 65 §2 du règlement (CE) n° 883/2004 et art. 56 du règlement (CE) n° 987/2009 — Cleiss
Et en cas de chômage partiel ?
La règle s’inverse. Si votre contrat de travail est suspendu mais toujours en cours (chômage partiel ou intermittent), c’est le pays de votre employeur qui verse les prestations, comme si vous y résidiez. Vous devez vous tenir à la disposition de votre employeur ou du service de l’emploi de ce pays.
Art. 65 §1 du règlement (CE) n° 883/2004, décision U3 de la CACSSS du 12/06/2009 — Cleiss
Puis-je garder mon allocation française pour chercher un emploi à l’étranger ?
Oui, avec le document portable U2, à demander à France Travail avant votre départ. Les conditions :
- être inscrit comme demandeur d’emploi depuis au moins 4 semaines (délai réductible par l’organisme compétent) ;
- vous inscrire auprès du service de l’emploi du pays d’accueil dans les 7 jours suivant votre arrivée ;
- respecter les règles de contrôle de ce pays.
Vos droits sont maintenus 3 mois, prolongeables jusqu’à 6 mois sur décision de l’organisme compétent.
Art. 64 du règlement (CE) n° 883/2004 — Cleiss
J’étais indépendant frontalier : quelles règles s’appliquent ?
Un cas particulier. Si votre pays de résidence n’ouvre aucun droit au chômage aux indépendants, vous relevez du pays de votre dernière activité : vous vous y inscrivez comme demandeur d’emploi et c’est lui qui vous indemnise, selon sa propre législation. À titre complémentaire, vous pouvez vous rendre disponible auprès du service de l’emploi de votre pays de résidence.
Art. 65 bis du règlement (CE) n° 883/2004 — Cleiss
Informations vérifiées sur les sources officielles le 30/07/2026. Chaque situation individuelle peut varier : en cas de doute, posez votre question à nos juristes.