Mis à jour : juillet 2026
L’essentiel en 30 secondes
Le travail du dimanche est en principe interdit en Suisse, du samedi 23 h au dimanche 23 h, sauf dérogations. Occupé temporairement un dimanche (6 par an maximum), vous touchez une majoration de 50 % plus une compensation en temps. Le travail dominical régulier n’ouvre droit qu’à la compensation en temps.
Le principe : interdiction, sauf dérogation
Le travail dominical est interdit du samedi 23 heures au dimanche 23 heures. Des dérogations peuvent être accordées, par exemple pour besoins urgents, et certaines entreprises bénéficient de dérogations spéciales liées à leur secteur d’activité. On distingue deux régimes : le travail dominical temporaire et le travail dominical régulier.
Le travail temporaire : majoration de 50 %
Travailler le dimanche de manière temporaire signifie ne pas dépasser 6 dimanches par année civile, jours fériés compris — limite portée à 12 dimanches en cas de circonstances extraordinaires. Le travailleur occupé temporairement le dimanche perçoit une majoration de salaire de 50 % (art. 19 de la loi sur le travail), en plus d’une compensation en temps.
La compensation en temps
- Travail dominical de 5 heures au plus : compensation par du temps libre de même durée, à prendre dans un délai de 4 semaines.
- Travail de plus de 5 heures : un repos compensatoire d’au moins 24 heures consécutives, accolées au repos quotidien de 11 heures — soit 35 heures — pendant la semaine en cours ou la suivante.
- Remplacer la compensation en temps par de l’argent est interdit : l’objectif est de récupérer le repos dominical perdu.
Au-delà de 6/12 dimanches ou jours fériés par an, on parle de travail régulier : dans ce cas, pas de majoration légale, mais les mêmes règles de compensation en temps s’appliquent. Des dispositions plus favorables (CCT, contrat) restent possibles.
Secteurs dispensés d’autorisation
Pour certaines professions, le travail du dimanche n’est pas soumis à autorisation : santé, restauration et hôtellerie, théâtres, boulangeries, presse… Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) publie les catégories concernées.
Questions fréquentes
Le travail du dimanche est-il mieux payé en Suisse ?
Uniquement s’il est temporaire (6 dimanches par an maximum) : majoration de 50 % plus compensation en temps. Le travail dominical régulier n’ouvre droit qu’à la compensation en temps.
Combien de dimanches peut-on travailler par an ?
Jusqu’à 6 dimanches par an (jours fériés compris) en travail temporaire, 12 en cas de circonstances extraordinaires. Au-delà, c’est du travail régulier soumis à autorisation.
Quels secteurs peuvent travailler le dimanche sans autorisation ?
Notamment la santé, l’hôtellerie-restauration, les théâtres, les boulangeries ou la presse — liste publiée par le SECO.
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