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Chômage : 5 mois de travail suffisent pour un premier droit

⏱ Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le 1er avril 2026, les personnes qui demandent le chômage pour la première fois peuvent être indemnisées après 5 mois de travail, au lieu de 6. Une bonne nouvelle pour les jeunes frontaliers qui démarrent leur carrière de l’autre côté de la frontière.

Qui est concerné ?

La mesure vise les « primo-entrants » : les salariés qui n’ont jamais perçu l’allocation chômage (ARE), ou qui ne l’ont pas perçue au cours des 20 années précédant leur inscription à France Travail.

Si vous ne totalisez pas les 6 mois habituellement exigés, France Travail vérifie si vous avez travaillé au moins 5 mois, soit 108 jours ou 758 heures, au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans). Dans ce cas, vous êtes indemnisé pendant 5 mois minimum. La règle s’applique aux fins de contrat intervenues depuis le 1er avril 2026.

Et pour les frontaliers ?

Aujourd’hui, un frontalier qui réside en France et perd définitivement son emploi est indemnisé par France Travail, selon les règles françaises. Les périodes travaillées en Allemagne, au Luxembourg, en Belgique ou en Suisse sont prises en compte grâce au formulaire U1. La règle des 5 mois vous concerne donc aussi.

Les autres conditions à remplir

Pour ouvrir des droits au chômage en France, vous devez également :

  • avoir perdu votre emploi de manière involontaire (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle homologuée, certaines démissions dites légitimes). Attention : une rupture d’un commun accord conclue selon le droit d’un autre pays n’ouvre pas automatiquement droit au chômage en France ;
  • vous inscrire à France Travail dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat ;
  • résider en France ;
  • être apte au travail et rechercher activement un emploi ;
  • ne pas avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein.

Une réforme européenne adoptée, mais pas pour tout de suite

L’Union européenne a adopté la révision du règlement 883/2004. À terme, après au moins 22 semaines consécutives de travail dans un pays, c’est ce pays d’emploi, et non plus la France, qui versera vos allocations, selon ses propres règles.

Rien ne change pour l’instant : la réforme s’appliquera deux ans après sa publication au Journal officiel de l’UE. Le Luxembourg bénéficie d’un délai supplémentaire pouvant aller jusqu’à sept ans, et pour la Suisse, une décision commune avec l’UE sera nécessaire. D’ici là, c’est toujours la France qui vous indemnise.

Pour tout savoir sur vos droits et le calendrier de la réforme, consultez notre page dédiée :

👉 Chômage des frontaliers

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